Le lumineux d’un taxi parisien à l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne), en 2014. STEPHANE DE SAKUTIN/AFP
Le tribunal des activités économiques de Paris a condamné la plateforme Uber pour concurrence déloyale, lui reprochant d’avoir détourné l’emblématique lumineux placé sur le toit des taxis dans une campagne publicitaire, selon un jugement consulté vendredi 3 juillet par l’Agence France-Presse (AFP) et confirmant une information des Echos.
Au cœur du litige : une publicité du géant américain de la réservation de voitures diffusée au printemps 2025, qui avait diffusé des affiches reproduisant ce lumineux obligatoire, en remplaçant la mention « taxi parisien » par « Uber parisien ». Cette campagne visait à faire la promotion de l’offre Uber Taxi, qui permet aux clients de réserver un trajet auprès d’un chauffeur de taxi parisien par le biais de l’application Uber.
Pour le tribunal des activités économiques (anciennement le tribunal de commerce), la publicité d’Uber constitue un acte de « parasitisme », et l’entreprise « s’est appropriée sans autorisation la notoriété des taxis parisiens », en « tirant indûment profit de leurs efforts et de la notoriété acquise ».
« Double confusion »









