Lors de la manifestation des taxis, à Paris, le 19 mai 2025. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Quatre personnes placées en garde à vue, lundi, lors du rassemblement parisien de taxis en protestation contre les nouvelles conditions tarifaires du transport sanitaire et la concurrence des VTC, font l’objet de poursuites, a déclaré, mercredi 21 mai, le parquet de Paris. Les 54 autres personnes arrêtées ont vu leurs procédures classées car « aucune infraction n’était suffisamment caractérisée », selon le parquet.

Concernant les quatre personnes poursuivies, deux sont présentées à un délégué du procureur. L’une devra verser une contribution citoyenne, « pour détention sans motif légitime de produit incendiaire », a précisé le parquet. L’autre devra répondre d’accusations de « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradation lors de manifestation sur la voie publique et [de] violence sans incapacité sur fonctionnaire de la police nationale ».

Pour les deux autres personnes inquiétées, l’une d’elles, âgée d’une vingtaine d’années, sera jugée devant le tribunal correctionnel pour « détention sans motif légitime de produit incendiaire », un délit passible de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende. Une trentenaire sera jugée pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradation lors de manifestation sur la voie publique et [de] violence sans incapacité sur fonctionnaire de la police nationale avec usage d’une arme ».