Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Analyse Thomas Doustaly Le parti d’en rire. C’est bien souvent l’angle que le cinéma français a choisi pour décrire les riches. En désacralisant les puissants, en les montrant humiliés, égarés ou ridicules, le 7ᵉ art inverse les rapports de domination. Une réaffirmation rassurante de l’universalité de la condition humaine. Publié aujourd’hui à 18h00, modifié à 18h25 Temps de Lecture 7 min. Article réservé aux abonnés Le cinéma français n’échappe pas à la règle : au cinéma, d’Hollywood à Bollywood, l’argent n’est pas toujours caché, tant s’en faut. Il est même un ingrédient essentiel des comédies les plus populaires, soit parce qu’il manque cruellement – comme dans Viens chez moi, j’habite chez une copine (1981), une des premières comédies de Patrice Leconte –, soit parce qu’il coule à flots – comme dans Intouchables, réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache en 2011, ou, plus récemment, La Femme la plus riche du monde, de Thierry Klifa, sorti en 2025. C’est un ressort constant de la comédie française grand public : un riche déplaisant, malheureux et inconscient de ses privilèges, est tourné en ridicule par une série de catastrophes qui l’accablent sous le regard amusé d’un homme du peuple, toujours gentil, simple et plein de bon sens. Historiquement, ce genre a un maître absolu : Louis de Funès. Cet article est tiré du « Hors-Série Le Monde – Au cœur des grandes fortunes françaises », juillet-septembre 2026, en vente dans les kiosques ou par Internet en se rendant sur le site de notre boutique. Il vous reste 89.99% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.