Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Cinéma Cinéma Cinéma Analyse Nicole Vulser Journaliste au service Economie L’emballement, en plein Festival de Cannes, entre le premier financeur du cinéma français et les signataires du texte « Zapper Bolloré » polarise le débat au moment où doivent se négocier des accords vitaux pour le secteur. Publié aujourd’hui à 10h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés La profession du cinéma sort profondément déchirée du 79e Festival de Cannes. Pis, elle a obtenu ce qu’elle redoutait le plus : placer directement Vincent Bolloré dans le jeu du septième art, alors que le milliardaire d’extrême droite, actionnaire de référence de Canal+, n’y intervenait quasiment pas. Ce festival s’est montré sous un jour particulièrement ambivalent : les réalisateurs qui montaient les marches ont tous, même les signataires de la tribune « Zapper Bolloré » parue dans Libération, affirmé que sans Canal+, principal financeur du cinéma français, ils n’auraient jamais pu faire leurs films. Tous ont loué le travail essentiel des équipes de la chaîne. Les spectateurs ont, eux, copieusement sifflé le logo de la chaîne cryptée quand il apparaissait à l’écran. La menace de récupération politique et de droitisation extrême n’est pas un vain mot : l’agenda politique et civilisationnel de Vincent Bolloré a été mis en œuvre dans les médias, CNews en tête, au Journal du dimanche, à Canal+ – où l’émission satirique Les Guignols a été sacrifiée –, ainsi que dans l’édition, où Fayard est devenu un repaire d’auteurs favorables au Rassemblement national (RN). Il vous reste 80.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Cinéma : la polémique avec Canal+ après la tribune contre Bolloré risque de ne faire que des perdants
ANALYSE. L’emballement, en plein Festival de Cannes, entre le premier financeur du cinéma français et les signataires du texte « Zapper Bolloré » polarise le débat au moment où doivent se négocier des accords vitaux pour le secteur.






