Aller au contenu principalLes décès ont bondi de 37 % dans les Ehpad lors de la canicule de juin. Plus de vingt ans après celle d’août 2003, les maisons de retraite restent vulnérables face aux fortes chaleurs qui s’intensifient.Face à des épisodes caniculaires qui s’intensifient, se multiplient, les systèmes mis en place dans les Ehpad ne suffisent plus. (Illustration) LP/Arnaud JournoisLes chiffres sont provisoires, largement sous-estimés, mais témoignent déjà de l’intensité de la canicule historique de juin 2026. Partout dans le pays, la chaleur extrême a tué. Les décès ont bondi de 30 % la semaine du 29 juin, soit « 2025 morts supplémentaires par rapport à la semaine précédente », indique ce vendredi Santé publique France. À domicile, ils ont quasiment doublé (+ 91 %). Dans les Ehpad, ils ont augmenté de 37 %. La photographie devrait s’assombrir au cours des prochaines semaines car elle repose aujourd’hui essentiellement sur les certificats électroniques, qui représentent 60 % de la mortalité nationale, 45 % de celle en Ehpad.Ces établissements avaient pourtant revu leur fonctionnement après la canicule, traumatique, de 2003 et ses 15 000 morts, dont un grand nombre survenu en Ehpad. Le Plan bleu impose depuis 2005 aux maisons de retraite une organisation précise à appliquer en cas de crise climatique, avec des mesures de prévention comme l’hydratation renforcée des résidents. Tous les Ehpad doivent par ailleurs disposer d’une pièce rafraîchie. Mais face à des épisodes caniculaires qui s’intensifient, se multiplient, les systèmes mis en place ne suffisent plus.Santé
Canicule : comment expliquer la surmortalité en Ehpad, malgré le précédent de 2003 ?
Les décès ont bondi de 37 % dans les Ehpad lors de la canicule de juin. Plus de vingt ans après celle d’août 2003, les maisons de retraite r














