Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels Matériel électronique Matériel électronique Matériel électronique Les éditeurs d’OS « dégooglisés » luttent encore pour se débarrasser totalement de leur dépendance au géant américain. Ils en appellent à une évolution des réglementations et à une politique de commande publique. Article réservé aux abonnés Bien installés au cœur de nos mobiles, l’Android de Google et l’iOS d’Apple exercent un quasi-monopole sur le marché occidental du « système d’exploitation » (OS), le logiciel central des smartphones. Mais plusieurs petits OS alternatifs ont l’ambition de leur tailler des croupières. Deux des plus populaires sont français : Iodé et/e/. Fait déboussolant, ces OS alternatifs sont bâtis… sur Android. Car ce dernier est en réalité loin d’appartenir entièrement à Google : l’essentiel de ses briques est des morceaux de logiciel libre que quiconque peut réutiliser. Elles ont ainsi permis à Gaël Duval de bâtir/e/, un Android « dégooglisé » dont les fonctionnalités ont beaucoup progressé en huit ans, qu’il prophétise en « troisième écosystème mobile mondial » d’ici à quelques années, vantant au Monde « la croissance annuelle de 60 % de ses revenus et ses 100 000 utilisateurs réguliers ». Le fondateur d’Iodé, Antoine Maurino, revendique pour sa part « quelques dizaines de milliers d’utilisateurs ». Ces chiffres doivent cependant être remis en perspective : leur part de marché combinée demeure très inférieure à un pour mille. Et si les OS alternatifs comme Iodé, /e/, Volla ou Graphene peinent à séduire le très grand public, cela s’explique justement en partie par leur « dégooglisation » inachevée. Ils demeurent connectés à quelques briques d’Android dont Google reste propriétaire, comme le magasin d’applications Play Store, le service qui achemine les notifications ou certains labels de sécurité. Or, ces éléments sont, à cette heure, essentiels pour obtenir un OS offrant les mêmes capacités que celui de la société californienne. Il vous reste 72.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.