Devant les bureaux de Google à Londres, le 24 juin 2025. CARLOS JASSO/REUTERS
Bruxelles a imposé à Google, jeudi 16 juillet, des mesures visant à favoriser la concurrence dans les services de recherche, et à ouvrir Android aux intelligences artificielles (IA) développées par ses rivaux, malgré les vives protestations du géant américain qui y voit un risque pour la sécurité et le respect de la vie privée de millions d’Européens.
Comme elle l’avait menacé en avril, la Commission européenne exige ainsi, d’une part, que le groupe partage de manière encadrée les données récoltées par son moteur Google Search avec les services de recherche concurrents d’ici à janvier 2027. Et d’autre part, elle lui ordonne d’accorder aux assistants d’IA développés par des tiers un accès aux fonctions-clés d’Android, son système d’exploitation pour téléphones et tablettes, les mettant ainsi sur un pied d’égalité avec ses propres services d’IA, comme Gemini.
Les utilisateurs de téléphones et tablettes équipés d’Android pourront ainsi utiliser la commande vocale pour activer l’IA de leur choix, ou les utiliser pour effectuer des réservations, obtenir des informations sur un lieu visité récemment, etc. Bruxelles a donné un an au géant technologique pour appliquer cette seconde mesure, qui nécessitera une importante mise à jour d’Android.










