La police scientifique sur les lieux d’un meurtre, devant le commissariat de Cannes, le 8 novembre 2021. NICOLAS TUCAT/AFP

Les députés ont approuvé, jeudi 2 juillet, un volet très commenté du projet de loi sur la justice criminelle portant sur la généalogie génétique, technique destinée à aider à résoudre certaines affaires.

Le texte prévoit d’autoriser, « à titre exceptionnel et subsidiaire », la consultation des bases de données de sociétés privées, généralement américaines, proposant des tests génétiques récréatifs utilisés par exemple pour explorer ses origines ou des liens de parenté. Ces tests sont interdits en France mais certaines personnes se procurent malgré tout ces kits. Environ 3 millions de Français y ont eu recours, selon le gouvernement.

La comparaison entre ces bases de données et une « trace biologique » laissée par l’auteur d’une infraction doit permettre d’aider à l’identifier, y compris en recherchant des personnes « apparentées ». Après le vote de l’article, le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a salué sur X une « grande nouvelle pour les victimes », estimant que la mesure permettra de « résoudre [des] affaires criminelles anciennes et complexes ».

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