Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Cinéma Cinéma Cinéma Chronique Michel Guerrin Rédacteur en chef au « Monde » Le premier volet de « La Bataille de Gaulle », sorti le 3 juin, a connu des débuts décevants, avant de voir ses entrées remonter en flèche, entraînant le second volet dans son sillage. Un phénomène exceptionnel, porté par la canicule et le bouche-à-oreille, et important tant le film résonne avec l’actualité, estime Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde », dans sa chronique. Publié aujourd’hui à 05h00, modifié à 09h40 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés De Gaulle aura-t-il le dernier mot grâce à un invraisemblable coup de théâtre dont il a le secret ? Pas impossible. On veut parler des deux films sur le chef de la France libre, à l’écran en ce moment, centrés sur son action pendant la seconde guerre mondiale. Dans les jours qui ont suivi la sortie du premier volet, le 3 juin, l’affaire semblait pliée : bide, catastrophe industrielle, disait-on. Un crash dans la continuité d’un tournage apocalyptique, une partie de l’équipe quittant le navire en plein milieu. Et puis, par un mouvement providentiel, le film bondit, amorce une remontada, entraînant le second volet dans la spirale du succès. La Bataille de Gaulle. L’Age de fer, d’Antonin Baudry, qui évoque les années 1940-1942, enregistre, la première semaine, autour de 380 000 entrées, très loin du million attendu pour une saga en deux volets qui a coûté autour de 80 millions d’euros, voire plus. La deuxième semaine, le film perd 40 % de son public – ce qui accentue la catastrophe. Durant la troisième semaine (17-23 juin), le film part bizarrement à la hausse (+ 17 %). Le producteur-distributeur Pathé joue alors son va-tout et avance d’une semaine la sortie du volet 2, La Bataille de Gaulle. J’écris ton nom, soit le vendredi 26 juin, afin de profiter des quatre jours de la Fête du cinéma (du 28 juin au 1er juillet) et de ses tickets à 5 euros. Le miracle se produit : au cours de la quatrième semaine, le premier volet enregistre 114 % d’entrées en plus par rapport à la précédente. Il file désormais vers les 2 millions d’entrées. Et la synergie avec le second volet fonctionne très bien. « Décoiffer le grand Charles » « Ce qui se passe est exceptionnel », nous confirme Eric Marti, du site spécialisé Comscore France, qui liste les explications. Avec la canicule, les gens se sont rués dans les salles climatisées. Deux films de deux heures quarante chacun, c’est en principe un handicap, mais passer plus de cinq heures au frais est devenu une aubaine. « De Gaulle m’a sauvé », confie un spectateur au Parisien du 25 juin. Il vous reste 67.53% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« L’incroyable remontada des films sur de Gaulle, passés en quelques jours de bides à succès, renvoie au paradoxe que porte le héros de la France libre »
CHRONIQUE. Le premier volet de « La Bataille de Gaulle », sorti le 3 juin, a connu des débuts décevants, avant de voir ses entrées remonter en flèche, entraînant le second volet dans son sillage. Un phénomène exceptionnel, porté par la canicule et le bouche-à-oreille, et important tant le film résonne avec l’actualité, estime Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde », dans sa chronique.








