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PortraitDirecteur artistique de Balmain depuis l’automne 2025, le styliste parisien a succédé à Olivier Rousteing, qui y a œuvré pendant quatorze ans. Ce passionné de surf a imposé ses silhouettes athlétiques et ses références cinématographiques dans sa première collection, présentée en mars à Paris. Des pièces qui signent un renouveau et arrivent aujourd’hui en boutiques.

Lorsque le chasseur de têtes a prononcé le nom de la maison Balmain, une certitude a traversé l’esprit d’Antonin Tron : « C’est pour moi ! » De la marque, il appréciait « l’opulence minimale » et l’idée d’une histoire grandiose à épousseter. Le comédien et pe­rformeur Romain Brau, l’un de ses meilleurs amis depuis leurs 14 ans, confirme : « Antonin rêvait depuis longtemps d’une maison patrimoniale qu’il pourrait rafraîchir. »

Avant même de figurer parmi les quatre finalistes pour le poste de nouveau directeur artistique, « j’ai commencé par lire My Years and Seasons [« mes années et des saisons », Cassell, 1964], l’autobiographie de Pierre Balmain », raconte le styliste, l’ouvrage à la main, un matin de juin dans son bureau parisien d’un blanc clinique avec chaises à roulettes, ordinateur portable et café à emporter sur la table.