Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Guerre en Ukraine Guerre en Ukraine Guerre en Ukraine Analyse Emmanuel Grynszpan Pierre Breteau analyse de données La Russie s’enlise dans la guerre terrestre et accumule un retard technologique, tandis que ses ressources humaines et pétrolières décroissent. L’armée ukrainienne, soutenue par une industrie de défense réactive et innovante, ne parvient pas, pour autant, à basculer dans une posture offensive dans le combat terrestre. Publié aujourd’hui à 05h00 Temps de Lecture 8 min. Article réservé aux abonnés La frappe aérienne russe meurtrière (21 morts) contre des immeubles de Kiev, jeudi 2 juillet, ressemble à un aveu de frustration, alors que l’avantage militaire de Moscou se réduit. La propagande russe affirme, comme à son habitude, avoir frappé des « cibles militaires », mais les images d’immeubles d’habitation éventrés indiquent le contraire. Plutôt que de viser des ateliers de fabrication d’armes, des raffineries ou des centrales électriques, l’armée russe a directement ciblé la population civile ukrainienne. Un choix qui suit une logique vindicative plutôt que l’efficacité militaire, et qui confirme l’impasse stratégique dans laquelle se trouve le Kremlin. L’escalade dans la guerre aérienne répond à l’interminable ralentissement de l’offensive terrestre et à l’incapacité de la flotte russe de la mer Noire à imposer un blocus asphyxiant pour l’économie ukrainienne. Dans les airs, une intensification des frappes des deux côtés De part et d’autre, la campagne aérienne de frappes dans la profondeur du pays ennemi a pris de l’ampleur en 2026. Particulièrement du côté ukrainien, où le ministère de la défense a passé commande de gros volumes, tout en mettant en concurrence une petite dizaine de fabricants privés et publics de drones à long rayon d’action, ce qui a stimulé l’innovation. Il vous reste 89.69% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.