Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Russie Russie Russie Analyse Marie Jégo Des territoires situés jusqu’à 2 000 kilomètres de la frontière ukrainienne, jugés jusque-là intouchables du fait de leur éloignement, sont désormais régulièrement frappés. Ces tirs provoquent un malaise dans la population russe et sèment le doute sur la capacité du Kremlin à protéger le pays. Publié aujourd’hui à 16h30, modifié à 16h31 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés La Russie a subi, dans la nuit de samedi 16 à dimanche 17 mai, une attaque massive de plusieurs centaines de drones ukrainiens sur quatorze de ses régions centrales, la Crimée annexée et la mer Noire. Ces frappes ont causé la mort de quatre personnes, trois dans la banlieue de Moscou, une dans la région de Belgorod. Une douzaine d’ouvriers d’un chantier, à proximité d’une raffinerie, en périphérie de la capitale, ont également été blessés. « La distance à partir de la frontière ukrainienne est de plus de 500 kilomètres. La concentration de la défense aérienne russe dans l’oblast de Moscou est maximale. Mais nous la maîtrisons. Gloire à l’Ukraine ! », s’est félicité sur X le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. L’armée ukrainienne frappe désormais régulièrement dans la profondeur du territoire russe, révélant au grand jour les failles sécuritaires du Kremlin. Ces derniers mois, la portée des drones ukrainiens s’est allongée jusqu’au cœur de l’Oural, la chaîne de montagnes anciennes qui sépare la Russie d’Europe de celle d’Asie. Situées à près de 2 000 kilomètres de la frontière ukrainienne, des villes comme Tcheliabinsk, Iekaterinbourg, Perm et Tcheboksary ont été les cibles d’attaques répétées. Il vous reste 83.02% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La Russie désormais vulnérable aux attaques en profondeur des drones ukrainiens
ANALYSE. Des territoires situés jusqu’à 2 000 kilomètres de la frontière ukrainienne, jugés jusque-là intouchables du fait de leur éloignement, sont désormais régulièrement frappés. Ces tirs provoquent un malaise dans la population russe et sèment le doute sur la capacité du Kremlin à protéger le pays.













