Même ceux qui ne sont pas férus de musique jazz reconnaîtront l’attrait d’un groupe mettant en valeur le chaleureux son de l’orgue Hammond B3. Ses grooves charnus sont irrésistibles, en témoigne le son de Fonville x Fribush, projet du batteur Corey Fonville, en ville depuis quelques jours puisqu’il tient la mesure du quintette jazz-funk fusion Butcher Brown, et de l’organiste Sam Fribush, pianiste jazz de formation qui a connu l’épiphanie du Leslie durant la pandémie. En attendant la parution de son prochain album complet, il fera dégouliner son instrument ce soir au Studio TD.« Avant de commencer, il faut que je te dise : ma mère est née à Montréal ! lance Sam Fribush en nous coupant. Je possède même un passeport canadien. J’ai toujours de la famille là, donc je connais très bien la ville, que j’aime beaucoup. J’ai souvent logé chez mon cousin, qui a un appartement sur le Plateau. Je suis très excité d’y donner un concert, d’autant plus que ma mère et mon père y assisteront. Et, bien sûr, je suis fan de hockey ! » Bon joueur, nous le félicitons pour la victoire des Hurricanes de sa Caroline du Nord en finale du championnat de la Coupe Stanley — l’équipe, rappelons-le, avait battu les Canadiens en finale de conférence. Mais revenons à notre postulat initial : tout le monde aime le B3. « You got it ! clame Sam. C’est un peu mystérieux encore pour moi. Il y a quelque chose dans ce son qui te frappe au plexus, la sensation d’entendre l’orgue est différente. Ce n’est pas cérébral, pour dire ainsi, c’est physique. L’instrument a cette qualité down to earth qui arrive à atteindre tout le monde. »
Fonville x Fribush et son jazz détrempé d’orgue
Rencontre avec l’organiste Sam Fribush, pianiste jazz qui a connu l’épiphanie du Leslie durant la pandémie.








