Alors que les États-Unis se préparent à franchir samedi un marqueur important de leur jeune histoire, en célébrant le 250e anniversaire de naissance du pays, la fierté des Américains, elle, semble avoir été passablement affectée par le retour triomphal et brutal de Donald Trump au pouvoir. Et elle s’affiche désormais à son plus bas niveau depuis le début du siècle.C’est ce qu’indique un sondage Gallup, qui révèle que 53 % des 1001 adultes sondés au pays dans les premiers jours de juin se disent aujourd’hui « très fiers » ou « extrêmement fiers » d’être Américains. Une majorité, certes, mais loin de celle, écrasante, de 87 % exprimée en janvier 2001, souligne l’institut de mesure de l’opinion.Plus d’un an et demi après la reprise du pouvoir par le populiste à Washington, la mise en place de ses politiques répressives, les attaques contre le système démocratique et le bourbier iranien dans lequel il a conduit son pays, la fierté identitaire des Américains poursuit un lent déclin, en suivant les lignes de faille idéologiques qui fracturent le pays.Ainsi, 14 % des électeurs démocrates sont encore capables de se dire extrêmement fiers d’être Américains, une baisse considérable de 40 points par rapport au début du millénaire. Les électeurs se qualifiant d’indépendants nourrissent une tendance similaire, à 28 %, contre 46 % il y a 25 ans. Seuls les républicains cultivent encore l’extrême fierté d’être Américain, à 70 %, une hausse depuis 2001, où ils étaient 64 % à se décrire ainsi.