Duralex avait rendez-vous au tribunal de commerce d’Orléans (Loiret) ce jeudi pour un point d’étape après son placement en redressement judiciaire le 1er juin dernier. Lors de cette audience bouclée en une heure et demie, les juges ont confirmé la recherche d’un repreneur pour la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin, en grande difficulté financière, et fixé le prochain rendez-vous au 17 septembre.Cette date s’annonce cruciale pour l’avenir de Duralex, connu pour ses verres de cantine réputés incassables, et le sort de ses 243 salariés qui l’avaient reprise en SCOP il y a deux ans lors d’un précédent redressement judiciaire.Les repreneurs éventuels ont jusqu’au 6 août pour finaliser un dossier. Aucun nom n’a été évoqué à l’audience mais un certain nombre de marques d’intérêt auraient été enregistrées, une quarantaine selon le syndicat FO, sans que cela augure du futur dépôt d’une offre.Le four remis en routeJuste avant l’audience, la CGT avait appelé ses militants à venir soutenir l’entreprise. A 13h00, ils étaient une petite quarantaine à manifester devant l’entrée du tribunal en appelant à « un projet industriel sérieux avec un repreneur compétent qui s’engage à maintenir l’activité ».Parmi les rares élus présents, le sénateur PS Christophe Chaillou n’a pas caché son inquiétude. « Le risque c’est qu’il y ait très peu de solutions industrielles. On voit poindre des candidats intéressés seulement par la marque mais pas par le maintien de la production. On ne veut pas voir se reproduire de ce qui s’est passé sur Brandt », a-t-il déploré.De son côté, la CGT demande à la métropole d’Orléans, qui a racheté le site de Duralex pour soutenir la SCOP, de transformer le bail de l’entreprise en crédit-bail, pour que le futur repreneur puisse devenir propriétaire.Seule note vraiment positive de la journée, l’annonce de la relance de la production qui avait été mise en pause il y a trois semaines pour concentrer les efforts sur le conditionnement et alléger le poids des charges. « Ils ont remis le four en route ainsi qu’une ligne depuis lundi », a précisé le délégué syndical CGT François Dufrane.
« On ne veut pas voir se reproduire ce qui s’est passé sur Brandt » : rendez-vous le 17 septembre pour statuer sur le sort Duralex
Les candidats ont jusqu’au 6 août pour finaliser un dossier devant le tribunal de commerce d’Orléans (Loiret). Duralex, en redressement judi











