Pour lui, la France est au bord du précipice et la prochaine présidentielle “est l’élection la plus importante depuis 30 ans”. Ainsi Nicolas Dufourcq, dont le job est d’investir dans l’économie tricolore (pour des montants chaque année plus considérables), s’est-il fait oracle auprès des décideurs publics, cette année : si personne ne fait reculer la dette, prophétise-t-il dans son dernier livre, nous vivrons “un drame qui peut nous faire sortir de l’histoire”.

Le sexagénaire, qui connaît tout ce que le pays compte de grands serviteurs et de capitaines d’industrie, propose un remède de cheval : retraite à 67 ans, mise en place de la capitalisation, arrêter de “taper” (comprendre taxer) les entreprises, et faire refluer une sphère sociale qui “dévore l’Etat depuis l’intérieur”. Et si le temps presse, selon lui, c’est que personne ne viendra sauver une France en faillite, pas même la Banque centrale européenne. Parole de banquier.