Coup de chaud sur les tomates : la canicule fait flamber leur prix et menace la récolte d'août

Les fortes chaleurs ont laissé des traces très concrètes sur les étals du marché Ordener, dans le 18e arrondissement de Paris. Le prix des tomates a nettement augmenté. Certaines variétés ont même vu leur tarif plus que doubler, conséquence directe d’une production fragilisée par l'épisode de canicule qui a touché toute la France fin juin.

Pour les clients, la hausse se voit immédiatement au moment de payer. Marie, 64 ans, raconte avoir acheté seulement trois tomates. "Le kilo était 6,40. Pour moi qui suis à la retraite, c'est un peu cher", explique-t-elle. Sur ce marché parisien, la tomate cœur de bœuf atteint en effet 6,40 euros le kilo, soit deux fois plus que d’habitude.

Des cultures abîmées par la chaleurCette augmentation des prix est une conséquence des pertes subies pendant la dernière vague de chaleur. Benoît, maraîcher depuis plus de vingt ans, explique : "Oui, ils ont cramé. C'est sous serre, donc tout ce qui était en dessous de la serre, c'était 60 degrés. C'est parti à la poubelle. Les 20% en plus, ça a augmenté un petit peu."

Cette inflation modifie déjà les habitudes d’achat. Fabrice, un autre client du marché, suit les tarifs de près, d’une semaine à l’autre. "C'est énorme." Habitué à consommer beaucoup de tomates, il dit constater les hausses répétées : "je vois quand même les prix des tomates monter, monter. Et je préfère parfois aller ailleurs."