Caracas (Venezuela).– « On s’est plantés devant les pelleteuses, on est montés sur les engins et on a pris les clefs aux chauffeurs… » Karina Castro, la trentaine, a tout perdu mercredi soir dans l’effondrement de son immeuble. Avec une dizaine de voisin·es survivant·es, exaspéré·es d’attendre de l’aide, elle a tenté le tout pour le tout dimanche après-midi : « On voyait ces machines passer pour aller au club de plage, là où il y a les gens riches avec les yachts. C’était inacceptable qu’ils ne nous aident pas. »