Longtemps associé à une élégance bourgeoise, le foulard en soie revient dans la presse spécialisée avec un statut différent : celui d’accessoire caméléon, capable de transformer une silhouette sans l’encombrer. Début juin, le WWD (Women’s Wear Daily) résumait la tendance d’une formule efficace : « Le foulard en soie vit son meilleur été. » Pour le média américain, il est devenu l’astuce stylistique des looks estivaux, à détourner ou à déplacer, selon l’effet recherché.

Ainsi, sur les podiums, les modèles signatures d’Hermès sont glissés sous des brassières ultraminimalistes, torsadés autour du cou ou attachés en grigris de ceinture. Chez Dries Van Noten, le foulard entoure la taille façon paréo. Même constat pour le Vogue américain, qui, analysant les défilés printemps-été 2026, loue la nouvelle grammaire de cet accessoire, son « expressivité » et son potentiel de transformation.

Drapé sur l’épaule chez Celine, noué comme une cravate chez Miu Miu, transformé en robe chez Lanvin ou attaché autour d’une queue-de-cheval chez Toteme, il n’est donc plus seulement posé autour du cou : il construit la silhouette. « La question n’est donc pas : que peut faire un foulard ? Mais plutôt : que ne peut-il pas faire ? », peut-on lire dans le magazine de Condé Nast qui y va de ses conseils de style, le proposant en mode bandeau, sarong ou en top.