Enfin, revoilà Billy ! Doublement, sapristi ! La bringue à Bragg, ce sera d’abord ce samedi 4 juillet au Club Soda, en finale du Festival international de jazz de Montréal. Et puis le gaillard se produira au Festival d’été de Québec, dix petits jours plus tard, en extérieur. Irez-vous aux deux spectacles ? Ça s’impose presque. Pour peu que l’on se fie à ses fidèles partisans d’ici, qui n’en finissaient plus de le réclamer sur les réseaux sociaux, la dernière de ses 17 fois à Montréal, c’était en mai 2013. Une disette de 13 ans, après avoir été tant rassasié de folk-punk par le chanteur-activiste le plus résolu et le plus pertinent du Royaume-Uni, ça frôle la désertion.« Mes priorités ont momentanément changé, c’est tout », réplique Bragg au bout de fil, pas démonté, trop heureux d’être de retour pour deux mois de véritable tournée canadienne — assaisonnée de quelques virées au sud de la frontière. « Vivre réellement une vie de famille, être un bon compagnon et un bon père, ça a une incidence sur la vie de tournée. J’ai continué mon boulot, enregistré des disques, mais moins voyagé à l’étranger. Même si le public au Canada était toujours au rendez-vous et me soutenait, vous en avez payé le prix : j’en étais conscient, mais c’est la vie ! »De la nécessité des chansons utilesC’est tout Billy Bragg, ça : un type sans faux-fuyants. « Maintenant que j’ai un grand fils [Jack Valero, qui mène également une carrière de chanteur], et avant d’être trop vieux — j’aurai 70 piges l’an prochain ! — c’est le temps de revenir chez vous. » Il s’empresse d’ajouter : « Je crois que mes chansons peuvent être à nouveau utiles. Je crois que nous sommes tous en état de choc dans le monde, mais que vous, les Canadiens, par votre proximité avec les cousins américains, êtes plus que jamais concernés par ce qui se passe. Et j’ai inclus quelques dates aux États-Unis dans cette tournée. Il fallait que j’aille chanter City of Heroes. »
Le retour salutaire de Billy Bragg
Le combat jamais fini contre le fascisme ramène l’activiste du rock britannique à son cher Club Soda.







