Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Archéologie Archéologie Archéologie Particulièrement bien conservé, le « Fort-Royal 1 » fait l’objet de fouilles archéologiques. Des amphores de vin gréco-italiques et ce qui pourrait être la plus vieille pompe hydraulique au monde ont notamment été découverts sur le navire. Article réservé aux abonnés L’épave du Fort-Royal 1, découverte en 2017 au large de Cannes (Alpes-Maritimes), est en train de livrer ses premiers secrets. Le navire, qui date du IIe siècle avant J.-C. et gît à seulement 20 mètres de fond, fait l’objet d’un programme de recherches depuis 2022, dirigé par Franca Cibecchini, du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), et Pierre Poveda, chercheur du CNRS au centre Camille-Jullian (Aix-Marseille Université). Couchée sur son flanc, l’épave est « remarquablement conservée, ce qui est très rare pour cette époque », assurent les archéologues, qui ont présenté leurs dernières découvertes à la presse mardi 30 juin. Chargée d’amphores de vin gréco-italiques datant du IIe siècle avant J.-C., elle devrait dévoiler une grande partie de l’histoire maritime hellénistique, avec l’essor du commerce du vin lors de l’expansion de l’empire romain dans la Méditerranée occidentale. Les premières campagnes de fouilles ont permis de mettre au jour d’importantes quantités d’éléments de mobilier : de nombreuses amphores, des cruches qui devaient contenir du vin (les tests pour déterminer s’il s’agissait de vin rouge ou blanc sont encore en cours), mais aussi de la vaisselle marquée aux initiales des marins, et même une plaquette en cire et deux stylets pour l’écriture. Il vous reste 68.74% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.