Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Enseignement supérieur Enseignement supérieur Enseignement supérieur Seul un diplômé de licence sur deux parvient à intégrer un cursus dans ce domaine, faute de places. Un paradoxe alors que le gouvernement a prolongé en 2026 la « grande cause nationale » consacrée à la santé mentale. Article réservé aux abonnés Ils le vivent comme un « deuil » d’une profession rêvée qu’ils n’exerceront jamais. Ces étudiants ont pourtant validé leur licence en psychologie en obtenant une mention, mais, trois années de suite, ils ont vu les portes rester définitivement fermées sur la plateforme Mon master, dont la période d’admission s’achève le 19 juillet. En psychologie, il y a en moyenne 28 candidatures par place, contre 13 pour l’ensemble des masters, ce qui fait qu’à peine la moitié (49,4 % en 2025) des 11 000 néolicenciés reçoivent une proposition d’affectation, relevait le comité éthique et scientifique de Mon master dans son rapport publié en avril. Le code de l’éducation a beau prévoir un droit à la poursuite d’études pour tous les titulaires du diplôme national de licence, la filière psychologie ressemble à un entonnoir et ce d’autant plus qu’elle mène à une profession contingentée. « Imaginez la honte, la tristesse et la culpabilité que vous faites ressentir à tous ces étudiants laissés sur le carreau. Des étudiants à qui vous avez ouvert vos portes pendant trois ans, transmis vos savoirs et votre temps, pour qu’au final vous ne les laissiez pas aller jusqu’au bout », écrit le candidat malheureux Titouan Coffyn, dans une lettre adressée à ses professeurs de l’université de Caen, qu’il a transmise au Monde. Sur liste d’attente Titulaire d’une licence avec mention assez bien, Titouan Coffyn n’a reçu que des refus pour « résultats insuffisants » sur une dizaine de candidatures partout en France, en juin 2023. Il se retrousse les manches et décide de compléter son expérience de terrain, en encadrant des séjours estivaux pour adultes en situation de handicap intellectuel. En septembre, il part pour six mois de service civique dans une clinique puis réalise des stages en unité médico-judiciaire au côté de psychologues, à l’hôpital de Cherbourg et au centre hospitalier universitaire de Caen, puis un autre auprès de psychologues au centre pénitentiaire de Caen. Il a anticipé la suite en obtenant une promesse de stage pour sa future rentrée en master, l’année suivante. Il vous reste 62.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.