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epuis plusieurs années, le service public de psychiatrie en France se dégrade inexorablement : baisse des effectifs, fermetures de structures, diminution du nombre de lits, alors même que tous les indicateurs signalent une évolution inquiétante de la santé mentale des Français.

Dans ce contexte préoccupant, Emmanuel Macron a annoncé en 2021 le lancement du dispositif Mon soutien psy qui promet un accès facilité aux soins psychologiques, en vertu du remboursement d’un nombre limité de séances auprès de psychologues conventionnés, pour les personnes souffrant de troubles psychiques légers à modérés. L’objectif affiché : désengorger les centres médico-psychologiques (CMP), renforcer la prévention, éviter les hospitalisations, tout en précisant la place des psychologues à l’intérieur d’un parcours de soins mieux coordonné.

L’intention à l’origine de ce dispositif était louable, mais la réalité de sa mise en œuvre est cependant jugée décevante, comme l’a lui-même reconnu le président lors de son interview télévisée consacrée aux « défis de la France », le 13 mai. Le premier rapport évaluant le dispositif, remis au Parlement le 27 mars, soulève en effet de nombreuses interrogations.

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