Yannick Neuder, ministre chargé de la santé et de l’accès aux soins, à l’Assemblée nationale, le 10 juin 2025. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Plus d’adultes formés en milieu scolaire, une offre de soins plus lisible et graduée, plus de soignants formés…, le gouvernement a dévoilé, mercredi 11 juin, un plan pour tenter de mieux repérer et soigner les troubles psychiques, mais aussi de rendre plus attractive la psychiatrie.

Présentée par le ministre chargé de la santé et de l’accès aux soins, Yannick Neuder, à l’issue d’un comité stratégique interministériel, cette trentaine de mesures a été annoncée au lendemain du meurtre d’une surveillante de collège par un élève de 14 ans, alors que la santé mentale a été décrétée grande cause nationale en 2025.

Ce plan psychiatrie se veut le « point de départ d’un engagement durable », a déclaré M. Neuder au Parisien. « On doit s’appuyer en priorité sur les moyens que l’on a ». Le ministère n’a pas précisé si des fonds seraient débloqués. La grande cause nationale ne sera « pas qu’un slogan », avait affirmé récemment le ministre, confronté aux critiques relatives à l’inaction de l’exécutif, y compris au sein de la majorité. Environ un tiers des postes de praticiens hospitaliers sont vacants, et le nombre de lits a été réduit, alors que celui des patients a doublé depuis ces vingt dernières années.