Le site historique de Notre-Dame de Bétharram, au cœur d'un scandale de violences physiques et sexuelles, va bien fermer cet été et les élèves étudieront à la rentrée sur un autre site à quelques kilomètres, a annoncé mardi 30 juin le secrétaire général de l'enseignement catholique.
Le collège de Lestelle-Bétharram "va fermer à la fin de l'année scolaire, et l'ensemble de la communauté éducative, dont 170 élèves, seront accueillis à la rentrée sur le site d'Igon", à 4 km de là, qui accueille déjà une école primaire et un lycée, a indiqué Guillaume Prévost à l'AFP, réitérant des propos tenus au Parisien.
Des travaux de "quelques centaines de milliers d'euros" seront achevés dans l'été pour assurer le transfert en septembre, tandis que "plusieurs millions d'euros d'investissement sur plusieurs années" sont prévus pour le projet éducatif de l'ensemble scolaire, précise-t-il.
Entre 700 et 1.500 élèves potentiellement concernés par des violencesOutre la fermeture de ce site, "le travail de mémoire et de reconnaissance des personnes victimes" se poursuivra, à l'aune notamment "des conclusions du rapport publié par l'institut Louis Joinet" le 20 juin, dit encore Guillaume Prévost.
Selon cette ONG spécialisée dans la justice transitionnelle en zone de conflit, qui a enquêté plus d'un an à la demande de la congrégation des Pères de Bétharram mise en cause, entre 700 et 1.500 élèves ont potentiellement subi des "violences d'une exceptionnelle gravité" à Notre-Dame-De-Bétharram et dans d'autres établissements de la congrégation religieuse.









