Cet "ordre de grandeur", tiré de plusieurs projections statistiques, est néanmoins "à interpréter avec une extrême prudence", selon l'Institut Louis Joinet (IFDJ).

Publié le 20/06/2026 12:49

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L'établissement scolaire de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), le 2 juillet 2025. (QUENTIN TOP / HANS LUCAS / AFP)

Entre 700 et 1 500 enfants scolarisés de 1950 à la fin des années 1990 à Notre-Dame-De-Bétharram, près de Lourdes, et dans d'autres établissements de cette congrégation religieuse, ont été potentiellement victimes de violences sexuelles, physiques ou psychologiques, selon le rapport d'une ONG spécialisée dévoilé samedi 20 juin.Cet "ordre de grandeur", tiré de plusieurs projections statistiques "à interpréter avec une extrême prudence", témoigne de décennies de "violences systémiques" et "institutionnelles", et écarte la thèse d'une "addition d'actes individuels", estime l'Institut Louis Joinet (IFDJ), qui a enquêté plus d'un an à la demande de la congrégation mise en cause.Le 1er juin, les députés avaient adopté à l'unanimité, et en première lecture, la proposition de loi visant à lutter contre les violences à l'école, issu de l'affaire Bétharram. Le texte adopté prévoit de renforcer le contrôle des intervenants susceptibles d'être au contact des enfants dans les écoles et le milieu périscolaire, et une plus importante régulation des établissements privés. Il ne lève finalement pas le secret de la confession pour les ministres du culte.