Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Iran Iran Iran Analyse Ghazal Golshiri Hostile à tout compromis avec les Etats-Unis, le Guide suprême Ali Khamenei incarnait le principal frein à des négociations avec Washington. Son assassinat, le 28 février, a fait émerger un pouvoir plus cohérent, dans lequel les gardiens de la révolution participent désormais directement aux décisions qu’ils combattaient autrefois. Publié le 30 juin 2026 à 14h05, modifié le 30 juin 2026 à 17h30 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Jusqu’au bout, le Guide suprême iranien Ali Khamenei est demeuré constant dans sa méfiance envers les Etats-Unis et dans son rejet profond de Donald Trump. Mais sa mort, survenue le 28 février sous les bombardements américano-israéliens, a depuis laissé le champ libre à l’appareil sécuritaire, les gardiens de la révolution, pour discuter avec l’ennemi héréditaire de la République islamique. Son fils Mojtaba Khamenei, souvent présenté comme un successeur potentiel, n’a jamais occupé de poste élu – contrairement à son père, président de la République islamique de 1981 à 1989 –, et il ne dispose pas d’une base politique propre. Blessé lors des bombardements, cet homme de 56 ans, proche des gardiens de la révolution et des appareils sécuritaires – ce qui renforce leur poids dans l’architecture du pouvoir iranien –, n’est toutefois pas apparu en public, et il ne s’est exprimé jusqu’à présent que par des communiqués écrits. « On ne sait ni où il se trouve ni quel rôle il jouera à l’avenir. Tout cela relève encore largement de la spéculation, explique Hamidreza Azizi, chercheur à la Stiftung Wissenschaft und Politik, à Berlin. Il paraît toutefois évident qu’il ne possède ni la stature ni l’influence de son père. Dans l’ensemble, le système politique iranien semble avoir pris une dimension plus collégiale, avec un rôle central dévolu au Conseil suprême de sécurité nationale. » Il vous reste 69.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
En Iran, les gardiens de la révolution ont les mains libres depuis la mort d’Ali Khamenei
ANALYSE. Hostile à tout compromis avec les Etats-Unis, le Guide suprême Ali Khamenei incarnait le principal frein à des négociations avec Washington. Son assassinat, le 28 février, a fait émerger un pouvoir plus cohérent, dans lequel les gardiens de la révolution participent désormais directement aux décisions qu’ils combattaient autrefois.
















