Publié le 29 juin 2026 à 21:27.
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«Franz Escher attendait toujours l’électricien, et son puzzle était désormais terminé». Court-circuit commence par ces mots a priori banals, qui s’avéreront pourtant significatifs. Le personnage principal, Escher, est dans son appartement et il s’ennuie. Il a découvert sa passion pour les puzzles à 19 ans, quand une jeune fille lui en a offert un, représentant une lithographie de M. C. Escher, le célèbre «maître de l’illusion», où deux mains se dessinent l’une l’autre.Wolf Haas nous indique ainsi, dès le début du roman, le jeu qu’il va lui-même mettre en place: deux romans qui se dessinent l’un l’autre. Car Escher, pour passer le temps, lit un livre sur un repenti de la mafia calabraise, Elio Russo, devenu témoin protégé. Il attend en prison d’être exfiltré et attrape un roman prêté par son codétenu: un livre sur l’histoire de Franz Escher, qui vit seul à Vienne et attend l’électricien… Le décor du jeu est posé. Le roman pourrait n’être que ça, une prouesse ludique, mais ce n’est pas le cas car l’écrivain va pousser le procédé plus loin encore et de manière fort habile.
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