Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Cryptomonnaies Cryptomonnaies Cryptomonnaies La chute du plus connu des cryptoactifs dépasse 50 % depuis octobre 2025. L’ensemble du marché des « cryptos » souffre de l’aversion au risque, mais aussi de la concurrence des valeurs liées à l’intelligence artificielle. Article réservé aux abonnés Fini, le temps des rêves ? Quoi qu’il en soit, l’hiver perdure pour le bitcoin, la plus ancienne et la plus valorisée des cryptomonnaies. Lundi 29 juin, son prix d’échange passait à nouveau sous les 60 000 dollars (environ 52 600 euros), prolongeant la chute de son cours, qui atteint 31,5 % depuis le 1er janvier et plus de 50 % depuis le début du mois d’octobre 2025, période à laquelle le jeton avait battu son record, à près de 125 000 dollars. Face à cet effondrement, difficile de dire que le bitcoin subit une simple correction après une longue phase de hausse. D’autant que la baisse concerne l’ensemble du marché des cryptoactifs, dont la valorisation globale, qui culminait à 4 280 milliards de dollars à l’automne 2025, gravite aujourd’hui autour des 2 000 milliards. Les raisons de cette chute ? D’une part, le fait que l’aversion au risque perdure sur les marchés, et qu’elle a « toujours sanctionné les cryptomonnaies, rappelle Thibaut Boutrou, cofondateur de Meria, une société française d’investissement en cryptoactifs. Le 10 octobre 2025, Donald Trump annonçait la mise en place de droits de douane faramineux, en fin de semaine, à un moment où seul le marché “crypto” était ouvert, puisqu’il tourne vingt-quatre heures sur vingt-quatre ». Si les réactions ont été immédiates – 390 milliards de dollars liquidés en une journée –, le cours du bitcoin ne s’est jamais retourné depuis. De la même manière que le contexte géopolitique n’a cessé d’être perturbé par le président américain : le 3 janvier, il officialisait la capture du chef d’Etat vénézuélien, Nicolas Maduro, et le 28 février, l’armée états-unienne frappait l’Iran au côté des forces israéliennes, amenant toujours plus d’investisseurs à éjecter le premier des cryptoactifs de leurs portefeuilles. Ces sorties ont été amplifiées par les produits financiers adossés au bitcoin, tels que les fonds indiciels cotés (ETF, exchange traded funds). Popularisés en 2024 par les grands gestionnaires d’actifs, les « ETF bitcoin » ont permis à un nouveau contingent d’acheteurs de miser sur le cours du jeton. Mais, depuis la mi-mai, ils enregistrent sept semaines de décollecte consécutives, pour un montant total de près de 8 milliards de dollars, d’après les données du site spécialisé CoinMarketCap. Il vous reste 25.28% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.