Strasbourg (Bas-Rhin).– « J’ai pleuré toute la semaine dernière, je n’arrive pas à en parler sans chavirer un peu, confie Bruno*, travailleur social pour l’association L’Étage. Je dois annoncer à des familles qu’on loge depuis six, sept, huit ans, que leur hébergement va s’arrêter. Elles sont dépitées. Pendant toutes ces années, on a construit un lien. Elles prennent des cours de français, elles font du bénévolat, trouvent des promesses d’embauche. Pourquoi les accompagner depuis si longtemps et refuser de les régulariser ? Cette incohérence me dépasse. »
À Strasbourg, l’État fait disparaître plusieurs centaines de places d’hébergement d’urgence
La préfecture du Bas-Rhin souhaite arrêter de loger des familles sans titre de séjour en France, avec la suppression de 822 places d’ici à la fin 2026. Elle a transmis mi-juin des consignes aux assoc…







