Vue aérienne, prise le 8 décembre 2025, montrant une zone d’empiétement illégal sur le chantier de l’autoroute A69. LIONEL BONAVENTURE / AFP

Le Conseil d’Etat a rejeté, lundi 29 juin, les pourvois en cassation des opposants au chantier de l’autoroute A69, en construction entre Toulouse et Castres (Tarn). Il s’agissait de la dernière chance pour les opposants de faire invalider par la justice administrative la légalité du chantier de l’autoroute, très contestée dès le début pour ses impacts environnementaux.

Dans un communiqué, le Conseil d’État estime notamment que « ni l’aménagement du réseau routier existant, ni la mise à deux fois deux voies de l’actuelle route nationale 126, ni l’amélioration de la liaison ferroviaire ne constituent une “solution alternative satisfaisante” dès lors qu’aucune de ces options ne permet de répondre de manière aussi efficace que la liaison autoroutière aux (...) objectifs poursuivis ».

« Le droit de l’environnement vient d’être enterré sous une jurisprudence morbide », a dénoncé le collectif d’opposants et de riverains La Voie est libre, dans un communiqué.

Le 30 décembre 2025, la cour administrative d’appel de Toulouse avait validé l’autorisation environnementale de l’A69. Cette décision avait garanti la poursuite des travaux déjà bien avancés de ​cette autoroute.