La manifestation, à laquelle la famille de l'adolescent n'a pas voulu s'associer pour éviter "toute récupération politique", avait notamment été appelée sur les réseaux sociaux par des groupes identitaires.

Publié le 28/06/2026 19:57

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Des personnes se recueillent devant un mémorial improvisé sur le lieu où Louis, un garçon de 17 ans, est mort après avoir été roué de coups par cinq jeunes, en marge d’un rassemblement organisé en sa mémoire à Narbonne (Aude), le 28 juin 2026. (MATTHIEU RONDEL / AFP)

Environ un millier de personnes, dont quelque 300 identitaires, selon la police, ont marché dimanche 28 juin à Narbonne (Aude) exprimant leur colère après le meurtre de Louis, un adolescent de 17 ans battu à mort lors d'un guet-apens par des jeunes qu'il connaissait. La manifestation, à laquelle la famille de Louis n'a pas voulu s'associer pour éviter "toute récupération politique", avait notamment été appelée sur les réseaux sociaux par des groupes identitaires comme "Furie" sous la bannière "Justice pour tous".Jeune homme placé dans un foyer de l'Aide sociale à l'enfance (ASE), Louis avait été laissé agonisant le 19 juin après avoir été battu à mort par cinq jeunes qu'il connaissait et qui ont publié les images de leur crime sur les réseaux sociaux. Il est décédé quatre jours plus tard à l'hôpital de Perpignan. Cinq jeunes, dont trois mineurs ont été interpellés, mis en examen pour assassinat et placés en détention provisoire. Le procureur de Narbonne a affirmé que le crime n'avait "aucun lien avec un motif d'ordre racial". Le ministre de l'intérieur Laurent Nunez a dénoncé "une exploitation de l'extrême droite" de ce drame, dans une interview au Parisien samedi.La foule s'est dispersée après s'être recueillie devant l'autel de fleurs dressé autour d'un lampadaire devant le chantier où Louis a été agressé. Dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD), la mère de Louis a exprimé sa colère : "ce n'est pas le temps du deuil, c'est le temps de la guerre. Je veux qu'ils soient jugés comme des adultes. Je veux que Louis soit le dernier". Le mobile du guet-apens mortel n'est pas encore connu, a indiqué le procureur. Louis avait déjà été victime de deux agressions distinctes le 11 mai et le 12 juin et avait déposé plainte pour l'une d'entre elles.