Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Guerres au Proche-Orient Guerres au Proche-Orient Guerres au Proche-Orient Tribune Arman Mahmoudian Enseignant à l’université de Floride du Sud Dans une tribune au « Monde », le chercheur et enseignant à l’université de Floride du Sud Arman Mahmoudian dresse le bilan des atouts et des faiblesses stratégiques iraniens mis en lumière par le conflit avec Washington. Publié hier à 17h30 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Le protocole d’accord entre l’Iran et les Etats-Unis, dévoilé mercredi 17 juin, fait couler de l’encre. Pour certains, le document, en s’alignant sur les revendications iraniennes, signe la victoire de Téhéran. Au sortir de la guerre, le bilan iranien est pourtant lourd : infrastructures gravement endommagées, disparition de chefs militaires et politiques et, selon les estimations officielles, pertes de près de 270 milliards de dollars (236,7 milliards d’euros). Malgré tout, la République islamique a survécu au conflit. Avec le blocage du détroit d’Ormuz, elle a trouvé un nouveau moyen de pression. Par ailleurs, elle est jusqu’ici parvenue à limiter les négociations sur le dossier du nucléaire – son programme balistique et son réseau de proxys [groupes armés alliés comprenant le Hamas à Gaza, le Hezbollah au Liban, les houthistes au Yémen et diverses milices en Irak et en Syrie] restent largement en dehors des discussions. Cela ne signifie pas que l’Iran a gagné, mais qu’en dépit de lourdes pertes le régime avait encore des cartes en main pour négocier. Mais s’il ne s’est pas effondré, quelles sont les conséquences de cette guerre sur le régime des ayatollahs ? L’Iran a survécu à la guerre, certes, mais il doit revoir sa stratégie, dont les piliers ont été ébranlés par le conflit. Avant la « guerre de douze jours » de juin 2025 et la guerre de plus de trois mois qui vient de s’achever, Téhéran pensait que sa sécurité était assurée par quatre piliers : son réseau de proxys, son programme nucléaire, son arsenal de missiles et de drones, ainsi que ses liens avec la Russie et la Chine. Ces points constituaient à ses yeux un bouclier contre toute attaque directe. Mais la guerre a révélé les limites de ces quatre piliers. Guerre directe Il vous reste 73.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Accord entre les Etats-Unis et l’Iran : « L’Iran a appris à exploiter la lassitude que suscitent aux Etats-Unis les guerres au Moyen-Orient »
TRIBUNE. Dans une tribune au « Monde », le chercheur et enseignant à l’université de Floride du Sud Arman Mahmoudian dresse le bilan des atouts et des faiblesses stratégiques iraniens mis en lumière par le conflit avec Washington.








