En Sardaigne, une femme accompagne les mourants, devenant leur “dernière mère”. D’un puissant roman signé Michela Murgia, Francesco Filidei tire une œuvre sur la fin de vie, la naissance et le lien, où résonnent les sons de l’île dont il est originaire. Des membres du chœur en répétition, masqués tels les figures du carnaval sarde. Photo Jean-Louis Fernadez Par Sophie Bourdais Réservé aux abonnés Publié le 28 juin 2026 à 11h00 Qu’est-ce donc que cette « accabadora » qui hante le quatrième opéra de Francesco Filidei, en création mondiale au festival d’Aix-en-Provence ? D’abord le titre d’un puissant roman de Michela Murgia (1972-2023), situé dans la Sardaigne rurale des années 1950. À travers les yeux de Maria, qui passe de l’enfance à l’âge adulte, on observe Tzia Bonaria, couturière de son état, mais aussi « acheveuse » (accabadora), que l’on vient chercher pour accompagner les mourants, et abréger leurs souffrances le cas échéant. Cette fonction, reconnue ni par la loi ni par la faculté, en fait, affirme Tzia Bonaria, « la dernière mère que certains ont vue ». Mère attentive, Cet article est réservé aux abonnés S'abonner, 9,99€ 2,49€/mois pendant 1 an sans engagement, résiliable à tout moment Voir toutes nos offres Musique Italie Aix-en-Provence Classique et Opéra Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner