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ReportageEmblème de la mainmise de Bachar Al-Assad sur la Syrie, ce palace, inauguré en 2005 au cœur de la capitale, a été le cadre des fêtes fastueuses autant que des tractations affairistes des proches du régime, jusqu’à la chute du dictateur en décembre 2024. Un temps quartier général des nouveaux dirigeants, l’établissement est aujourd’hui le lieu de réseautage des entrepreneurs en quête de business dans un pays où tout est à reconstruire.

Atoll de verdure au milieu de la monotonie urbaine, les pelouses du jardin Al-Jalaa, qui résonnent du chant des oiseaux, recueillent les naufragés du centre-ville de Damas. Travailleurs précaires et enfants mendiants aux mains noircies par la crasse s’y croisent sous le regard inquisiteur des soldats de la sûreté générale venus déposer leurs armes dans l’herbe, le temps d’une pause.

A intervalles réguliers, des marées d’étudiants, déversées par des autobus bringuebalants, déferlent vers le campus de l’université de Damas, situé de l’autre côté de l’avenue Choukri Al-Kouatli. Aucun d’entre eux ne semble prêter attention à l’imposante silhouette qui leur fait de l’ombre, 23 étages de blocs en pierre blanche façon Lego qui dominent la capitale syrienne.