Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement L'époque L'époque L'époque Jeunes générations Jeunes générations Jeunes générations Gestuelle épidémique, répliques cultes, expressions virales… Les gimmicks pop, prisés de la jeunesse, dessinent des communautés aussi fédératrices qu’excluantes. Si vous n’avez pas les codes, passez votre chemin. Article réservé aux abonnés Don Roberto Fiscer est le prêtre le plus célèbre de TikTok. Autrefois DJ en boîte de nuit, il officie désormais à Gênes (Italie) et réunit plus de 800 000 abonnés sur sa chaîne. Le 16 mai, il est au Vatican, en compagnie d’un groupe d’enfants d’une dizaine d’années. Avec son aide, ils interpellent le pape Léon XIV. Celui-ci s’arrête, et les petits, surexcités, lui hurlent : « Six-seven ! Six-seveeeennn ! ! », en agitant les mains comme s’ils pesaient le pour et le contre. Moment de flottement. Le pape ne connaît visiblement pas ce mème qui se propage dans la jeunesse du monde entier depuis quelques mois, mais, de bonne grâce, il reproduit le geste et lance, à son tour, un timide « six-seven ». Don Roberto Fiscer applaudit, les enfants exultent, la vidéo comptabilise, dix jours plus tard, 30 millions de vues : un triomphe. Une semaine après, Léon XIV, juché sur sa papamobile, mime de nouveau un « six-seven » à l’intention de la foule. Le souverain pontife a bien compris que, pour galvaniser la jeunesse, un geste de ralliement vaut tous les discours. Il vous reste 92.32% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Même le Pape connaît le « six-seven » : l’empire exponentiel de la « réf »
Gestuelle épidémique, répliques cultes, expressions virales… Les gimmicks pop, prisés de la jeunesse, dessinent des communautés aussi fédératrices qu’excluantes. Si vous n’avez pas les codes, passez votre chemin.







