Y aura-t-il oui ou non un péage pour franchir le détroit d'Ormuz ?
La reprise du trafic maritime reste très difficile dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique où transite 20% des hydrocarbures, malgré la signature d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran la semaine dernière. Donald Trump refuse catégoriquement l’idée d’un péage, que Téhéran entend pourtant instaurer. Le texte prévoit qu’aucune redevance ne sera appliquée pendant les 60 jours de négociations. Mais au-delà de cette période, l’incertitude demeure.
Téhéran répète que la gestion du système de navigation dans ce passage stratégique pour l'économie mondiale, ne sera pas le même après la guerre qu'avant le conflit. Certes, l'Iran ne réclamerait pas un droit de passage à chaque navire, mais plutôt le paiement de services liés à la sécurité de la navigation et à l'environnement, un peu comme la Turquie le fait au Bosphore et au Dardanelles.
Oman, qui partage le détroit avec son voisin iranien, étudie avec Téhéran des coûts qui pourraient être facturés pour des services liés à l'administration du détroit. Le sultan d'Oman sera dimanche et lundi en visite officielle à Paris. Nul doute qu'Emmanuel Macron cherchera lui aussi à en savoir un peu plus.














