Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Emploi Emploi Emploi Artisans, ouvriers du BTP, microentrepreneurs ou livreurs de repas ne sont pas couverts par les dispositions du Code du travail protégeant les salariés en période de forte chaleur. Ils tentent de s’adapter pour limiter la perte de revenu. Article réservé aux abonnés « Là il fait très chaud, mais pour survivre, rien ne change : il faut faire du chiffre », résume Bastien (il n’a pas souhaité donner son nom de famille), livreur de repas sur la plateforme UberEats, à Lorient. En cette mi-juin, en raison de la vague de chaleur déferlant sur la France, les commandes de glaces ont augmenté et la pression pour les livrer avant qu’elles ne fondent est forte. « Il y a des moments où j’ai la tête qui tourne mais ça passe, on se remotive, raconte Slimane Ben Moumen, coursier à Bordeaux. Les personnes ne veulent pas se déplacer, alors ils font appel aux livreurs beaucoup plus que d’habitude, comme un hiver où il fait − 5 °C. » Pendant la canicule, les livraisons de repas par des coursiers microentrepreneurs ne baissent pas, d’autant que les promotions battent leur plein en raison de la Coupe du monde de football. Deliveroo a lancé l’opération « garantie but » : si une commande est livrée au moment où un but est inscrit et que le client le rate en récupérant son repas, il peut recevoir un bon d’achat. UberEats, sponsor de l’équipe de France, a observé une hausse de 33 % des commandes lors du match France-Sénégal, mardi 16 juin (avant la vague de canicule), par rapport au mardi précédent. Il vous reste 77.01% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.