Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde des religions Le Monde des religions Islam Islam Islam Les musulmans observent, vendredi, cette tradition qui remonte aux tout premiers temps de l’islam et s’inspire de la fête juive de Yom Kippour. Article réservé aux abonnés Commémorée de manière très différente par les sunnites et les chiites, l’Achoura s’inspire de la tradition juive de la fête de Yom Kippour, à laquelle elle ajoute d’autres éléments − en particulier, pour les chiites, le martyre de Hussein, petit-fils de Mahomet. • Quelle est l’origine de l’Achoura ? Selon la tradition prophétique musulmane (la sunna), Mahomet, arrivant à Yathrib (future Médine), en 622 avec ses disciples, rencontra des juifs qui jeûnaient pour Yom Kippour, le Grand Pardon, le 10 tishri (7e mois du calendrier hébraïque). S’enquérant auprès d’eux de l’origine de ce rituel, il apprit que c’était pour marquer l’histoire de Moïse délivrant son peuple de Pharaon grâce à l’ouverture de la mer Rouge. Il institua alors également ce jeûne auprès de ses disciples, s’inscrivant dans la lignée de ce prophète cité à maintes reprises dans le Coran, qui présente de nombreux personnages en commun avec les traditions juive et chrétienne. L’année suivante, Mahomet aurait ajouté une, puis deux journées de jeûne (les 9 et 11 mouharram), afin de le différencier du jeûne juif. Certains hadiths (paroles du Prophète) affirment que d’autres épisodes importants de la vie des prophètes ont eu lieu un 10 mouharram, comme l’expiation d’Adam et Eve ou le salut de Noé et de sa famille. Il vous reste 85.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.