Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Liban Liban Liban Cet événement religieux, qui commémore la mort de Hussein, petit-fils du prophète Mahomet, a été marqué au Liban, en 2026, par un sentiment de deuil communautaire et une affirmation identitaire. Article réservé aux abonnés Assise au pied du mausolée de Hassan Nasrallah, le chef historique du Hezbollah tué par Israël en 2024, une vaste foule vêtue de noir, séparée entre hommes et femmes, prend part, vendredi 26 juin, aux célébrations du dernier des dix jours de l’Achoura, dans la banlieue sud de Beyrouth. La commémoration, rituelle, est au cœur de l’identité et de la spiritualité chiite. Elle rappelle la mort de Hussein, petit-fils du prophète Mahomet, dans une bataille inégale, au VIIe siècle après J.-C. Figure centrale de l’islam chiite, il symbolise, pour les croyants, la lutte pour la justice. En 2026, elle s’est déroulée alors que plus de 4 200 personnes ont été tuées au Liban depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah, le 2 mars. La communauté chiite a payé le plus lourd tribut : pertes humaines, déplacement, destruction des habitations… L’assemblée, vendredi, a vécu un moment de deuil communautaire, à défaut d’un deuil national. Parmi les morts, les combattants du Hezbollah tués, dont les portraits sont partout : sur les façades d’immeubles entourant le mausolée, sur les tentes dressées dans les rues à l’occasion de cette célébration, dans les mains de familles dans l’assemblée… Zeynab Khreybani porte, agrafé à ses vêtements, un badge à l’effigie de son oncle Youssef, combattant du mouvement armé chiite tué dans le sud du Liban. « Nous partageons un moment d’union, témoigne la jeune étudiante en graphisme. Nous avons tous vécu de grandes souffrances. » Agée de 20 ans, elle est demeurée, pendant les bombardements, dans la banlieue sud de Beyrouth, immense zone résidentielle et fief du Hezbollah. Elle ne peut pas accéder à son village d’origine, Aadchit Al-Qoussaïr, dans le sud du Liban, situé dans la bande frontalière occupée par l’armée israélienne. « J’ai toujours écouté le récit du martyre de Hussein, ajoute-t-elle. Mais cette année, j’ai l’impression de le vivre. » Il vous reste 71.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
A Beyrouth, le Hezbollah célèbre l’Achoura sur le thème de la « résistance » et du refus de « l’humiliation et de la reddition »
Cet événement religieux, qui commémore la mort de Hussein, petit-fils du prophète Mahomet, a été marqué au Liban, en 2026, par un sentiment de deuil communautaire et une affirmation identitaire.














