Nouvelle controverse chez Ryanair. Visée par une enquête de l’Autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA) sur les frais facturés aux parents pour s'asseoir à côté de leurs enfants, la compagnie irlandaise à bas coûts a annoncé jeudi 24 juin modifier sa politique pour s'aligner sur les pratiques du secteur. "Nous nous plierons à contrecœur à cette norme sectorielle, car nous ne voulons pas perdre de temps à expliquer à des régulateurs mal informés à quel point ils se méprennent" sur l'intérêt des consommateurs au Royaume-Uni et en Europe, affirme dans un communiqué le directeur général de Ryanair, Michael O'Leary.
Pour les réservations effectuées à partir de jeudi, les adultes voyageant avec des enfants qui ne souhaitent pas payer un siège réservé "seront informés de l'attribution de leur siège (gratuite) après leur enregistrement", précise la compagnie. Mais les familles optant pour cette attribution aléatoire de sièges seront généralement placées vers l'arrière de l'avion "car les rangées avant ont tendance à être réservées en priorité et à se remplir en premier".
"Une victoire pour les familles"La Competition and Markets Authority (CMA) avait ouvert une enquête il y a deux semaines, soulignant que les conditions générales de Ryanair exigeaient "qu'au moins un parent soit assis avec ses enfants âgés de 2 à 11 ans" en réservant un "siège familial" payant. Ces frais s'élevaient généralement à environ 8 livres (9,28 euros) par trajet, précisait le régulateur, rappelant que cette pratique est bannie en Italie mais "utilisée sur la majorité des liaisons de Ryanair au départ du Royaume-Uni".











