Marylise Léon, secrétaire générale de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), prononce un discours lors de l’ouverture du 51e congrès du syndicat CFDT à Bordeaux, le 22 juin 2026. ROMAIN PERROCHEAU / AFP

Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT depuis 2023, a été réélue jeudi 25 juin à la tête du premier syndicat français pour un mandat de quatre ans. Elle représentera toujours le syndicat durant la campagne présidentielle après avoir assuré lors du 51e congrès de l’organisation, qui se tient depuis lundi à Bordeaux, qu’« il n’y a pas de compromis possible » avec le RN, dont elle refuse de rencontrer les élus.

Marylise Léon, 49 ans, avait ouvert le congrès en fustigeant « la volonté d’une partie de la classe politique de taper sur les syndicats ». Le rapport d’activité qu’elle a présenté, adopté mercredi à plus de 86 %, a dénoncé les « à-coups successifs » portés à la démocratie française : « “loi immigration”, dissolution de l’Assemblée nationale, instabilité gouvernementale, enlisement de l’action publique, brutalisation des débats ».

Les 41 membres du bureau national élu ont également reconduit vendredi Yvan Ricordeau comme secrétaire général adjoint et désigné comme trésorier confédéral Laurent Soulier, issu de la fédération Chimie-Energie, en remplacement de Jocelyne Cabanal.