Avec Guardians of the Galaxy, James Gunn a réalisé l’une des franchises les plus réussies du Marvel Cinematic Universe. Il est ensuite passé chez l’ennemi et travaille à remettre sur les roues le DC Extended Universe (devenu le DC Universe). Premier jalon posé l’été dernier, Superman, qu’il a écrit et réalisé, ne manquait pas d’ambition, mais de focus. Avec, en conclusion prometteuse, l’apparition de Supergirl. Complètement ivre.Supergirl reprend à peu près ici. Réalisé par Craig Gillespie (qui a prouvé, avec I, Tonya et Cruella, qu’il sait mettre en scène des héroïnes atypiques) et écrit par Ana Nogueira à partir de la bédé Woman of Tomorrow de Tom King et Bilquis Evely, le film se présente comme un western spatial où galope la jeune Kryptonienne à la dérive. D’une civilisation dévastée à l’autre (nous sommes plus dans Mad Max que dans Star Wars), Kara Zor-El mène une mission à la John Wick : son chien à elle, Krypto, n’est pas mort, mais il le sera si elle ne met pas la main sur l’antidote au poison que lui a injecté l’affreux Krem. Qui se trouve être aussi le meurtrier de la famille de Ruthye, adolescente désormais en quête de vengeance.Après un démarrage assez lent, l’action déboule à travers les inévitables scènes de combat pimentées d’effets visuels en général (pas tout le temps) réussis. L’humour est (im)pertinent. L’émotion, forte. Elle culmine visuellement dans le hurlement que Kara pousse dans le silence de l’espace. Elle qui a tout perdu. Qui n’a ni « maison » ni famille, pas même Kal-El (ils se connaissent si peu et si mal, son célèbre cousin et elle).
«Supergirl»: plus que la cousine de…
Une surprenante itération de Kara Zor-El. Dommage que le scénario soit moins fort que l’(anti)héroïne.











