Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag Mort de Lyhanna Mort de Lyhanna Mort de Lyhanna La mort de la petite Lyhanna a mis en avant les failles de la justice en matière de violence faite aux mineurs. Maud Petit, à l’origine de la loi « antifessée », préside la commission parlementaire sur les victimes d’inceste, qui rendra ses conclusions début juillet. Article réservé aux abonnés Entre les phrases, ses silences sont chargés d’émotion. « Aujourd’hui, j’ai la parfaite conscience que la France n’aime pas ses enfants. Et c’est terrible pour moi de le dire… J’ai honte. » La députée Maud Petit (MoDem) a choisi ces mots, le 21 mai, au moment de clore la commission d’enquête parlementaire qu’elle présidait à l’Assemblée nationale, sur le traitement judiciaire des violences incestueuses. Depuis février, les prises de parole de psychiatres, de magistrats, de ministres, d’associations et de parents s’étaient jusqu’alors déroulées dans une relative indifférence médiatique. Mais, le 4 juin, le corps de Lyhanna, 11 ans, est retrouvé dans le Gers, où la fillette avait disparu. Et les nombreuses alertes visant l’homme mis en cause dans son décès, sans qu’il soit jamais inquiété, ont créé une polémique nationale. « L’affaire Lyhanna » a placé au centre des débats les failles de la justice concernant les violences faites aux mineurs. Maud Petit, depuis, a été invitée sur les plateaux de radio et de télévision. « Il y a une prise de conscience nationale, explique-t-elle, mi-juin, dans un café près du Palais-Bourbon. Il ne faut pas que ça retombe. » Il vous reste 79.62% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.