Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Paris Paris Paris Une portion du canal Saint-Martin est autorisée à la baignade depuis le 16 juin dans un cadre réglementé mais au vu de l’afflux massif de jeunes en quête de fraîcheur, police et médiateurs peinent à contenir l’enthousiasme. Article réservé aux abonnés Sept policiers municipaux discutent entre eux sur la chaussée du quai de Jemmapes, dans le 10e arrondissement de Paris, visiblement préoccupés. Autour d’eux, ce mardi 23 juin après-midi, les rives du canal Saint-Martin sont excessivement fréquentées : des jeunes, en grande majorité, sautent dans l’eau, se poussent, courent, s’interpellent. C’est peu dire que l’autorisation officielle de baignade dans une partie du canal, décrétée le 16 juin, a rencontré un succès massif en plein épisode caniculaire. A tel point que le cadre réglementaire paraît impossible à faire respecter et que les responsables sur place semblent dépassés par la situation. « On ne peut plus gérer ce truc-là ! », s’agace l’un des hommes en uniforme. « Ils dépassent tous la ligne ! La zone de baignade n’est pas du tout respectée », abonde un deuxième, quand un troisième, en sueur, témoigne de son échec à faire respecter l’interdiction de sauter depuis les ponts : « Quand on va les voir, ils nous provoquent. » A quelques pas, au bord de l’eau, une médiatrice de la Ville de Paris surveille d’un œil inquiet l’un des deux pontons flottants de la zone supervisée par trois maîtres-nageurs. « Je dois veiller à ce qu’ils ne stationnent pas à trop nombreux dessus, sinon ça peut couler », souffle-t-elle. Quand au non-respect de la zone de baignade délimitée par deux lignes de bouées, « personne n’arrive à contrôler, même les policiers nationaux qui sont venus », constate-t-elle, fataliste. Il vous reste 75.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.