Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Dans son long-métrage réalisé en 2012, le cinéaste indien orchestre une histoire de représailles avec une fantaisie folle, au croisement de Quentin Tarantino et de Tex Avery. Article réservé aux abonnés L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR Présenté en événement exceptionnel durant la Fête du cinéma, dimanche 28 juin, Eega, la mouche vengeresse, réalisé en 2012 mais resté inédit en France, met à l’honneur le cinéaste indien Koduri Srisaila Sri Rajamouli, aussi connu sous le nom de S. S. Rajamouli, nouvelle coqueluche de Tollywood, cet équivalent méridional de Bollywood situé dans l’Etat d’Andhra Pradesh, où les films sont parlés en telugu. Le succès que rencontrent ses longs-métrages, en Inde et à l’international, est dû à une manière bien à lui de puiser aux diverses formules du film d’action – du film de kung-fu jusqu’à l’univers Marvel – avant de les diluer dans le bain traditionnel telugu et d’en pousser les curseurs à un point de déréalisation numérique avancé. Eega, la mouche vengeresse, œuvre singulière dans sa filmographie, relève le défi de la science-fiction en le passant au crible de la métempsychose hindouiste et de la loi du karma. Le long-métrage commence, en voix off sur l’écran noir du générique, comme une histoire qu’une petite fille demande à son père de lui raconter, plaçant le récit sous les auspices de la fantaisie, du retour en enfance, du plaisir de la narration. Puis on se transporte sur un stand de tir, où l’on commence par découvrir Sudeep, un businessman aux faux airs de Sylvester Stallone, qui cumule, en l’espace de quelques instants, toutes les qualités : prétentieux, machiste, vulgaire, méchant. Il vous reste 65.83% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.