Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Avec ses 12 longs-métrages où pullulent les scènes d’action outrées et les rebondissements abracadabrants, le réalisateur de 52 ans bat des records d’audience en Inde, mais aussi à l’international. Il sera à La Cinémathèque française le temps d’un week-end tandis que deux de ses films sortent en salle. Article réservé aux abonnés A la faveur d’une actualité française foisonnante, on se penche aujourd’hui sur le phénomène Koduri Srisaila Sri Rajamouli, aussi connu sous le nom S. S. Rajamouli. A 52 ans et 12 longs-métrages réalisés depuis 2001, ce cinéaste a donné du cinéma populaire indien, souvent musical et chanté, une version démesurée et hallucinée. Originaire du sud-ouest de l’Inde, né dans l’Etat du Karnataka, Rajamouli travaille au sein de l’industrie cinématographique de l’Etat de l’Andhra Pradesh et dialogue ses films en télougou, l’une de ces langues dravidiennes – distinctes de l’hindi –, parlée par environ 100 millions de personnes. La précision est loin d’être anodine. Dans les Etats méridionaux de l’Inde subissant de longue date l’hégémonie du Nord, il résulte de cette spécificité linguistique, historique, et proprement politique, une sensibilité particulière. Le pays comptait en 1950 au moins 14 langues officielles, dont une (avec l’anglais) reconnue au niveau de l’Etat central : l’hindi. Il vous reste 83.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
S. S. Rajamouli, le cinéma populaire indien en version XXL
Avec ses 12 longs-métrages où pullulent les scènes d’action outrées et les rebondissements abracadabrants, le réalisateur de 52 ans bat des records d’audience en Inde, mais aussi à l’international. Il sera à La Cinémathèque française le temps d’un week-end tandis que deux de ses films sortent en salle.
Réalisateur de 52 ans, S. S. Rajamouli établit des records d'audience avec 12 films en télougou en Inde et à l'international. Son succès souligne la puissance des marchés régionaux non-anglais fragmentés linguistiquement, jusqu'ici marginalisés par l'hégémonie des centres media du Nord.








