Les plaies étaient encore très vives mardi à Côte-des-Neiges, au lendemain d’une fusillade ayant fait trois morts, dont un passant innocent et un policier en fonction.« Le 22 juin va marquer à tout jamais la mémoire collective de Montréal, mais plus précisément du quartier Côte-des-Neiges ». C’est avec cette affirmation choc, livré la voix tremblotante, que la mairesse de l’arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, Stéphanie Valenzuela, a entamé sa conférence de presse, pas très loin des lieux du drame.« Les gens sont sous le choc, ils ont peur de sortir de chez eux », a-t-elle poursuivi, mentionnant tout de même que la zone était désormais sécurisée.À ses côtés, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a réitéré ses condoléances à « la grande famille » du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ainsi qu’à celle de Michel Mizrahi, citoyen de 68 ans bien connu de la communauté juive de l’arrondissement. « Ce qui est important aujourd’hui, c’est d’adresser l’après-coup », a ajouté Mme Martinez Ferrada, précisant que des ressources psychologiques restent disponibles via le 811 option 2.À quelques mètres de cette conférence de presse se trouvait toujours le périmètre fermement sécurisé des lieux où s’est produite la fusillade de lundi. « Il y a toujours une scène de crime en cours, mais les gens peuvent vaquer à leurs occupations », précise l’agente Florence Stafford, du SPVM, au téléphone.