Le fleurdelisé de l’Assemblée nationale ainsi que le drapeau de Montréal à l’Hôtel de Ville ont été mis en berne lundi afin d’honorer la mémoire du policier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et du citoyen tués lundi lors d’une fusillade dans Côte-des-Neiges. L’agent décédé est Mohamed Lamine Benredouane, un jeune policier de 34 ans qui était à l’emploi du SPVM depuis 2021. Le citoyen tué, Michael Moshe Mizrahi, est un membre de la communauté juive de Montréal. Les autorités sont restées avares de détails quant au motif du tireur, tout en écartant l’hypothèse terroriste.« Les Québécois et moi-même sommes profondément choqués et attristés par ce qui s’est produit », a déclaré la première ministre Christine Fréchette en conférence de presse lundi à Montréal en soirée, quelques heures après cette fusillade ayant fait trois morts – dont le suspect – et deux blessés, dont une policière. « J’ai demandé à la présidente de l’Assemblée nationale de mettre en berne le drapeau du Québec. »« Nous aussi allons mettre notre drapeau en berne afin que toute la population de Montréal vive ce deuil avec le SPVM », a ajouté la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada. « Ce sont des moments extrêmement difficiles », a-t-elle rappelé, réitérant que Montréal reste une ville sécuritaire.Le dernier décès d’un policier en service à Montréal remonte à 2002.« Éviter toute spéculation »À leurs côtés se tenaient le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, la ministre responsable de la Métropole, Chantal Rouleau, ainsi que le responsable de la sécurité et de la prévention au comité exécutif de la Ville de Montréal, Dimitrios Jim Beis. Tous ont refusé de commenter la thèse avancée par le Bureau d’enquête de Québecor voulant que le suspect soit un Albertain antiféministe adhérant à l’idéologie « incel ».
Les drapeaux de Québec et de Montréal mis en berne après la fusillade dans Côte-des-Neiges
Les autorités n’ont pas confirmé les motifs du tireur, souhaitant «éviter toute spéculation».











