Le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman, à Riyad, le 17 septembre 2025. AGENCE DE PRESSE SAOUDIENNE VIA REUTERS
Mardi 23 juin, sept personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, dont cinq pour trafic de drogue, portant à 100 le nombre d’exécutions depuis le début de l’année, selon un décompte de l’Agence France-Presse (AFP) établi à partir d’annonces du ministère de l’intérieur. « Un sinistre cap qui met en lumière le recours inacceptable et illégal des autorités à la peine de mort », a dénoncé l’ONG Amnesty International (AI) dans un communiqué.
Depuis début 2026, 65 des 100 personnes exécutées ont été condamnées pour des infractions liées aux stupéfiants, parmi lesquelles 43 étrangers, a recensé l’AFP. Sur l’ensemble des condamnés à mort, 52 étaient des étrangers, dont 12 Ethiopiens, sept Pakistanais, six Soudanais, quatre Yéménites et quatre Syriens.
« Les ressortissants étrangers ont subi de plein fouet le recours impitoyable de l’Arabie saoudite à la peine de mort pour des infractions liées à la drogue, souvent à l’issue de procès profondément inéquitables », commente AI dans son rapport, publié à la veille des dernières exécutions. L’ONG a également averti qu’au moins 63 Ethiopiens détenus dans une prison du sud-ouest du royaume risquaient une exécution imminente pour des infractions liées à la drogue.










